La couronne de flammes, Rae Carson (De braises et de ronces #2)

Premier tome : La fille de braises et de ronces
A paraitre : 17 octobre 2013
Traductrice : Madeleine Nasalik

L’histoire : Elisa est devenue une héroïne malgré elle. Secondée par le fidèle Hector et par ses compagnons du Malficio, elle a mené son peuple à la victoire grâce au pouvoir de sa Pierre Sacrée en terrassant une armée menée par des sorciers tout-puissants, les Animagi. Le trône de Brisadulce lui revient de droit, mais les membres de la cour complotent contre cette reine de dix-sept ans. Elisa échappe de justesse à plusieurs tentatives d’assassinat. Elle ne peut accorder sa confiance à personne et se rend vite à l’évidence, la mort dans l’âme : elle doit unir sa vie à celle d’un seigneur de Brisadulce si elle veut asseoir son autorité. Suivra-t-elle la voie de la raison quand ses sentiments à l’égard d’Hector sont de plus en plus forts ? (SPOILERS)
Pour conquérir le pouvoir dont elle a désespérément besoin afin de vaincre ses ennemis et accomplir sa destinée d’Élue, Elisa part à la recherche d’une source de puissance illimitée, le mythique zafira. Une quête périlleuse qui l’entraînera dans un extraordinaire jeu de piste par-delà les océans. Dans cette quête l’accompagnent ses amis les plus chers, le garçon qui l’a trahie, et l’homme qu’elle aime.
Si la chance est avec elle, elle en sortira vivante. Et plus puissante que jamais. Mais il y a un prix à payer.

Mon avis : bien que je l’ai reçu lors de la formidable soirée R du 26 juin dernier, je n’ai pas voulu lire ce deuxième tome de suite : la publication de nos chroniques ne pouvait se faire qu’à partir du 1er octobre, aujourd’hui donc. Et je ne pouvais me résoudre à vous faire patienter, vous cachant bien au chaud des informations cruciales ! Je l’ai donc sorti de ma PAL la semaine passée, espérant le faire durer un peu… Peine perdue : commencé un matin, je l’ai terminé le soir même.  Et il fait quand même 420 pages, le bougre ! Autant vous dire que je n’ai pas chômé, totalement happée par ce deuxième tome qui m’a laissée… Follement enthousiaste : j’ai adoré, adoré, adoré. Je n’ai pas vu les pages défiler, totalement prise par ma lecture. Et au moment d’en finir… POURQUOI ?! Pourquoi faut-il attendre pour avoir la suite, pourquoi ne puis-je l’avoir immédiatement ?
Nous quittions Elisa alors qu’elle venait de triompher des Animagi ayant dévasté Brisadulce. Alejandro étant mort, c’est à elle que revient le poids de la couronne, et son règne ne s’annonce pas aisé : Luz-Manuel et Eduardo ne semblent pas jouer franc jeu avec elle, et elle manque plusieurs fois de se faire tuer. Il devient donc urgent d’affirmer son pouvoir et, surtout, de se faire reconnaitre en tant que Reine par tout le peuple de Brisalduce. Joli programme ! Alors qu’elle découvre l’existence d’une ville souterraine, sous les pavés même de Brisalduce, Elisa rencontre Storm, ambassadeur du pays d’Invierne et désormais reclus, craignant que ses anciens compatriotes essayent d’attenter à sa vie. Contraint de parler, il va lui révéler d’étranges légendes, mentionnant un pouvoir sans limite… Peut-être est-ce là la clé de l’acceptation de son règne ?
Que d’émotions, que d’émotions ! Je ne sais pas par où commencer, tant ce deuxième tome m’a plu. C’est bien simple, je le trouve plus abouti, plus intéressant, plus… plus… plus TOUT que le tome 1, qui était déjà génial. C’est dire ! Le premier tome mettait en scène une Élisa timide, timorée et particulièrement gloutonne. Si ses mésaventures l’ont endurcie, diriger un pays reste bien différent que d’être à la tête du Malficio : son assurance naissante menace d’être réduite à néant par les tentatives d’assassinat dont elle est victime, mais également par le manque de confiance de son peuple et de ses seconds. Ce tome 2 est donc l’occasion pour elle de se remettre en question, mais également de s’affirmer, de grandir, de consolider ses acquis du premier tome. Et la voir gagner en assurance au fil des épreuves qui se présentent à elle est un véritable régal : c’est vraiment un personnage que j’adore, très loin de l’héroïne lisse et parfaite que l’on rencontre habituellement. On s’attache de plus en plus à elle, et on imagine aisément à quelle jeune femme nous aurons affaire dans le troisième et dernier opus : je l’imagine forte, sortie grandie des embûches qu’elle a dû affronter, sure d’elle et confiante en sa capacité à régner, mais surtout profondément juste. C’est ainsi que je l’ai perçue en terminant ma lecture, ce qui n’a fait qu’accroitre l’admiration que je ressentais pour elle. Vous l’aurez compris, Élisa est sans doute l’une de mes héroïnes-chouchoutes.
Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants que dans le premier tome, voire davantage. J’ai notamment beaucoup aimé Storm, malgré son ambivalence certaine : on ne sait pas vraiment quel est son camp, ni ce qu’il a à gagner en aidant Élisa. Est-ce intéressé, va-t-il attendre le moment opportun pour la trahir ? J’ai décidé de lui donner sa chance, et j’espère ne pas le regretter. Belén fut LA grande surprise de ce roman, puisque je ne m’attendais pas du tout à le revoir. J’ai d’ailleurs accueilli son retour avec une certaine méfiance, comme Élisa. Mais lui aussi semble sincère… Côté femmes, ma préférence va sans conteste à Mara plutôt qu’à Ximenia qui, décidément, me parait louche. Peut-être suis-je totalement à côté de la plaque, mais il y a certaines choses dans son comportement qui me font dire que… Bref, peu importe. Mara, elle, apporte une touche de légèreté indéniable, due à sa candeur innocente. Enfin, innocente, innocente… Pas tant que ça, à bien y réfléchir ! Élisa et elle sont un peu comme deux sœurs, et certains de leurs dialogues m’ont carrément fait rire. ET OUI. Mais ma préférence va sans conteste à… Hector, bien sûr. Je l’aimais dans le premier tome, je l’adore dans celui-ci. Je n’ose vous en dire plus, mais quel homme, quel homme ! Mon cœur a battu à l’unisson de celui d’Élisa. Mais, CHUT ! J’en ai déjà trop dit.
Cette joyeuse équipée nous accompagne tout au long de l’intrigue, qui se divise en deux temps : les première semaines se déroulent à Brisalduce, où Élisa doit faire face à ses devoirs de régente. Je ne vous en dit pas plus, vous découvrirez de quoi il retourne bien assez tôt (et plus tôt encore si vous surlignez le passage manquant dans la quatrième de couverture) ! La seconde partie relate le voyage entrepris par le petit groupe, pour mettre la main sur ce fameux zafira. Qu’est-ce, en quoi cela va-t-il l’aider ? Vous verrez. Une chose est sure : Rae Carson ne fait, une fois encore, pas dans la simplicité, et on aime ça : se creuser les méninges en lisant du YA, ce n’est pas courant-courant.
Que vous dire d’autre ? La plume de Rae Carson me plait toujours autant, toujours aussi prompte à susciter dans mon esprit les plus beaux paysages, toujours aussi saisissante quand il s’agit de parler de sentiments. Et c’est ce point là qui, justement, fait toute la différence avec le premier tome : j’ai ri, souvent, beaucoup, mais j’ai également été emportée par cette idylle naissante, folle et passionnée, et diablement belle. Le sentiment amoureux prend ici toute son ampleur, s’épanouit et nous chavire le cœur. Que voulez-vous de plus ? L’intrigue est originale, l’univers terriblement évocateur, les personnages sont très bien construits, l’héroïne atypique mais particulièrement attachante. Il y a de l’amour, il y a du rire, il y a de TOUT. Ce deuxième tome est complet et complexe, très bien écrit, bref : Je suis sous le charme.

En bref, j’ai été totalement emportée par ce deuxième tome, meilleur encore que le premier. Tout y est plus poussé, plus abouti, plus… Plus. Pour passer de merveilleux moments comme celui-ci, je signe tout de suite !

Coup de coeur !
** Je tiens à remercier vivement Stéphane-Laure et la Collection R pour m’avoir permis de découvrir ce titre **
Pour marque-pages : Permaliens.

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