Marques de feu, Nalini Signh (Psi Changeling #6)

Traductrice : Clémentine Curie
Tome 1 : Esclave des sens
Tome 2 : Visions torrides
Tome 3 : Caresses de glace
Tome 4 : Mienne pour toujours
Tome 5 : Otage du plaisir

L’histoire : Si Mercy, sentinelle de DarkRiver, est une jeune femme sensuelle, elle est aussi une redoutable combattante et une panthère insoumise. De nombreux mâles s’y sont cassé les dents. Et le dernier en date est un loup : Riley Kincaid, lieutenant de la meute SnowDancer. Mais lorsqu’un brillant chercheur changeling est enlevé, Mercy et Riley sont contraints de faire équipe pour retrouver le jeune homme avant que ses mystérieux ravisseurs décident de l’éliminer. Aux prises avec un terrible complot, les deux dominants devront accepter les compromis…

Mon avis : j’ai résisté pendant des semaines et des semaines à ce sixième tome, sans trop savoir pourquoi. Finalement, c’est Chéri qui m’a l’a offert (ok, je me le suis un peu offert en son nom)(mais il était à côté de moi, donc ça compte pas), et je me suis précipitée dessus sitôt après avoir terminé 1Q84. Je n’allais tout de même pas le faire mariner dans ma PAL, le pauvre chouchou !
Si vous suivez mes aventures avec cette série depuis le début, vous savez que j’en suis folle. Je ne comprends pas bien pourquoi, au juste, mais le fait est qu’elle fait partie de mes valeurs sûres en Bit-lit : un petit coup de mou et hop ! Un tome de Psi-changeling et ça repart. Ça va même plus loin que ça, puisqu’il s’agit de la seule série Milady dont j’achète systématiquement les tomes à parution, et neufs s’il vous plait. Voilà. L’intrigue de fond est intéressante, les couples mis en valeur au fil des tomes sont super attachants, Nalini Singh écrit bien, les scènes de sexe sont diablement évocatrices, et le tout vous offre un moment de détente incroyable. J’aime donc cette série d’amour, même si les couvertures deviennent de plus en plus honteuses au fil du temps (vous verriez la septième !!! J’ai honte de trimballer le livre dans le train, c’est dire).
Cette fois-ci, c’est au tour de Mercy et Riley de se tourner autour. Et les obstacles sont légions : outre le fait d’appartenir à des meutes différents (DarkRiver pour Mercy et SnowDancer pour Riley), nos deux petits canards en sucre sont des dominants. Et gare à Riley s’il prétend vouloir protéger Mercy du danger ! La jolie rousse entend rester la fière sentinelle qu’elle a toujours été. Et elle peut très bien protéger ses fesses elle-même, merci bien ! Mais Riley ne l’entend pas de cette oreille : profondément traumatisé de n’avoir su protéger sa petite sœur (souvenez-vous, c’était ici, avec Brenna et Judd), il entend bien ne pas faire la même erreur SA compagne. Autant dire que les griffes vont être de sortie plus d’une fois…
Les cinq tomes précédents nous présentaient systématiquement des couples mixtes : psi+changeling/humain+changeling. Toute la difficulté consistait donc à faire admettre à l’autre sa nature profondément différente, à trouver un terrain d’entente pour les deux espèces. Or, là, nos deux héros sont changelings. Ce qui fait que ce tome est certainement le plus chaud de tous : Mercy et Riley ne s’embarrassent pas des bonnes manières, et se sautent dessus dès que possible. Dès le premier chapitre, c’est dire ! Mais qu’ils couchent ensemble ne signifie pas qu’ils acceptent d’entamer une relation, bien au contraire : chacun refuse de se soumettre à l’autre, et tous deux enchainent maladresse sur maladresse malgré l’affection qu’ils se portent mutuellement. Ils se repoussent, se retrouvent, se repoussent encore… Et nous sommes à l’agonie : leur couple est tellement évident ! J’ai eu plusieurs fois envie de leur en mettre une bonne à chacun, histoire de leur faire fermer leur clapet. Bon, j’aurais peut-être perdu une main dans la bataille, mais…
Côté intrigue générale, Nalini Singh poursuit son petit bonhomme de chemin et place ses pions : les humains prennent une place de plus en plus importante, lassés et surtout furieux d’être considérés comme la race la plus faible des trois espèces dominantes. Une série d’attentats et d’enlèvements vont ainsi frapper aussi bien les psis que les changelings, leur faisant prendre conscience du bouleversement d’un équilibre établi depuis des siècles. Mais Lucas et sa bande ne peuvent s’empêcher de douter : le Conseil ne serait-il pas impliqué derrière tout cela ?
Un tome très bon, encore une fois, très intéressant et surtout terriblement captivant : je l’ai dévoré en à peine deux jours ! Je me suis énormément attachée à Mercy, qui incarne juste ce que je voudrais être : ce n’est pas elle qui va se laisser marcher sur les pieds ! Et Riley, Riley, Riley… Le groupe des beaux mâles s’agrandit avec lui, et j’avoue qu’il m’est arrivé de me pâmer devant les descriptions de son body. Pourtant, les mecs super musclés et tout, c’est pas trop mon truc. Mais là… Moi aussi, je me serai bien fait les griffes dessus. Certains de leurs dialogues m’ont fait éclater de rire, et je n’ai pas manqué d’afficher durant toute ma lecture le fameux sourire niais de circonstance. Que voulez-vous, les histoires d’amour passionnées comme celle-ci… J’adore !
Contrairement aux tomes précédents, Nalini Singh laisse une plus grande part à l’intrigue générale ainsi qu’aux autres couples, ce qui n’a pas été pour me déplaire : même si j’avais oublié pas mal de choses, j’ai à peu près réussi à rattacher les wagons, et ce assez rapidement. J’ai pris plaisir à tenter de démêler les fils de l’intrigue (et je m’y suis cassé les dents, bien sûr) tout en suivant parallèlement la parade amoureuse de nos deux tourtereaux. Un délice !
Un délice que j’ai quitté à grand regret, je vous l’avoue. J’aurais voulu que ce tome dure encore, et encore… Et comme ça n’allait pas fort hier soir, je me suis autorisée à craquer : je suis donc en train de lire le septième tome qui, pour l’instant, me plait un peu moins que les autres. J’en suis à la moitié, et j’ai tendance à lire très vite, m’ennuyant un peu. Enfin, on verra bien ! Mais je voudrais tout de même le terminer avant demain : la couverture est franchement laide, et la montrer au grand-père de Chéri, ben… Comment vous dire… 😛

En bref, ce sixième tome est un petit concentré d’émotions. L’érotisme affleure à chaque page, Nalini Singh maitrisant parfaitement la suavité de sa plume. Si vous cherchez à vous détendre tout en donnant un petit coup de fouet à votre libido (on ne va pas se mentir), c’est l’idéal ! Pour ma part, je suis totalement… Conquise 🙂

Coup de coeur !
Pour marque-pages : Permaliens.

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