La malédiction du chat hongrois, Irvin Yalom

L’histoire : La Malédiction du chat hongrois est une histoire de femmes. Paula, la courtisane de la mort, Irène, la veuve en colère, Magnolia, à qui Yalom rêve de confier ses propres tourments, Momma, la mère nourricière… Ces femmes auprès de qui le docteur Yalom n’a jamais eu peur de s’exposer, afin de mieux apprendre d’elles. Ces femmes que le docteur Yalom a aimées et qui ont marqué sa vie de thérapeute. Six récits où il explore l’âme humaine et le lien entre patient et thérapeute.

Mon avis :  Bon, bon, bon… Par où commencer ? J’ai bien peur que cette chronique ne soit ni très longue, ni très bien construite. Je m’explique : ma lecture fut floue, mon ressenti est flou, mon avis aura donc des chances d’être… Flou. Non pas que j’ai passé un mauvais moment : ma lecture fut agréable. Mais voilà : j’ai l’impression d’être… passée à côté, en quelque sorte. Je n’ai jamais vraiment été impliquée dans ma lecture, toutes les nouvelles ne m’ont pas touchée de la même manière, avec la même force. J’ai souvent été distraite, peu concernée, parfois déstabilisée de ne pas saisir le lien unissant les différents textes. Et particulièrement les deux derniers (très intéressants, cela dit), le thérapeute n’étant pas Irvin Yalom. Mais avant de vous en dire davantage, peut-être devrais-je commencer par vous parler du livre en tant que tel ?
Irvin Yalom est thérapeute et écrivain. Nous lui devons notamment Et Nietzsche a pleuré, La méthode Schopenhauer (qui est excellent, et jubilatoire !), Mensonges sur le divan… Autant de fictions ayant pour bases la psychologie et la relation « patient-thérapeute ». Avec La malédiction du chat hongrois, I. Yalom nous offre davantage que de la simple fiction : nous entrons dans son quotidien de docteur à travers quatre récits. Le premier concerne sa mère, décédée voilà bien des années mais continuant à le hanter. Les trois autres prennent place au cœur de la thérapie de trois de ses patientes, se différenciant des autres de part la relation si particulière qu’elles ont su créé avec Irvin. Leur point commun ? Elles sont toutes à une période cruciale de leur existence, traversant une crise sans précédent. Les deux derniers récits, enfin, se placent clairement dans un registre fictionnel : le thérapeute mis en scène (et je viens de m’en rendre compte : il est là, le lien !) n’est autre qu’Ernest Lash, personnage phare de Mensonges sur le divan.
Six nouvelles, six patients (enfin…), six thérapies. Voilà, grosso modo, ce que vous trouverez dans La malédiction du chat hongrois. Et, dans mon cas, c’est surtout l’approche psychologique, thérapeutique qui m’a intéressée. Vous ne le savez sans doute pas mais, pendant un temps, j’ai moi-même voulu faire des études de psychologie. Ayant finalement abandonné l’idée, je ne suis jamais réticente à lire un livre traitant du sujet. Et Irvin Yalom est l’auteur idéal pour apprendre tout en se divertissant ! Mais, je ne sais pas… La où La méthode Schopenhauer m’avait véritablement passionnée, La malédiction du chat hongrois a parfois peiné à retenir mon intérêt. J’ai trouvé que l’ensemble manquait de rythme, de ce petit je-ne-sais-quoi qui vous fait vous jeter sur votre livre pour en continuer la lecture. Les deux premières nouvelles m’ont, d’ailleurs, laissée relativement insensible. Les quatre autres m’ont beaucoup plu mais, là encore, quelques longueurs se sont fait ressentir, et je me suis parfois perdue en cours de route. Pire, je ne me suis pas sentie concernée, ni même touchée par les maux de ces patients, pourtant durs, très durs (cancer en phase terminal, maladie incurable, deuil…). Je lisais, souvent avec intérêt, parfois avec détachement, mais rarement avec entrain, passion. Que vous dire d’autre ? A me lire, on pourrait croire que je suis déçue de cette lecture. Même pas ! J’ai passé un bon moment, et c’est le principal. Je lirais avec plaisir d’autres livres d’Irvin Yalom mais, manifestement, celui-ci n’était pas vraiment fait pour moi ^_^

En bref, voilà une lecture qu’il m’est très difficile de juger, tant j’ai l’impression d’être passée à côté du coeur de l’ouvrage. J’ai passé un bon moment, mais je sens qu’il y avait quelque chose de plus à dénicher entre ces pages et, malheureusement, je n’ai pas su le trouver.

Un bon moment !
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