J’ai failli te dire oui, Federico Moccia

J’avais adoré J’ai failli te dire Je t’aime. Poussée par Sassa, je n’ai pas attendu longtemps avant de me procurer la suite des aventures de Niki et Alex, J’ai failli te dire oui. Je l’ai laissé patienter un peu sur le dessus de ma pile, attendant le bon moment pour l’ouvrir. Et…

Tome 1 : J’ai failli te dire je t’aime
Traductrice : Anaïs Bokobza

/! RISQUE DE SPOILS SUR LE TOME 1 /!

L’histoire : Plus épris que jamais, Alex et Niki, les héros de J’ai failli te dire je t’aime, sont de retour du phare de l’île Bleue. Tandis qu’elle renoue avec ses copines, lui réintègre la routine de Rome : travail, sport et sorties avec ses amis. Or voilà que ces derniers, jusqu’à présent si heureux en ménage, voient leur couple voler en éclats. Mais, en incurable romatique, Alex décide d’y croire et demande Niki en mariage. Hélas, le chemin vers l’autel se transforme vite en chemin de croix. Familles, invités, préparatifs en tout genre ne facilitent pas la tâche de nos amoureux.Mais surtout, Niki est-elle prête pour un tel engagement ? Doute, tentation, liberté, engagement… Federico Moccia nous parle de l’amour, mais plus encore des craintes et des incertitudes qu’il engendre…

Mon avis : je ne sais pas vraiment ce qui m’a poussé à le sortir maintenant de ma pile, et pas dans une semaine, un mois, un an. Peut-être le fait que mon propre mariage approche, que je pense préparatifs, que je vis préparatifs, que je dors préparatifs. Le fait est que je me suis décidée à le lire, à replonger dans les folles aventures de Niki et Alex, ces deux héros atypiques mais si attachants…
Après s’être quittés pour mieux se retrouver, Niki et Alex en sont sûrs : ils ont trouvé en l’autre la personne avec qui ils souhaitent partager leur vie entière. Mais le retour au quotidien peut parfois réserver des surprises… Bonnes ou mauvaises. Alors que Niki reprend le chemin de la fac et des soirées entre amies, Alex doit faire face à un tout autre évènement : les femmes de ses meilleurs amis semblent s’être donné le mot pour… les quitter tous en même temps ! Flavio et Enrico sont anéantis, Pietro refuse de voir les choses en face… Et Alex surnage au milieu de tout ça, toujours plus amoureux, et bien décidé à ne pas laisser passer sa chance : il épousera Niki ! Mais, si l’on est serein à 40 ans, la perspective d’un mariage à 21 ans peut être autrement angoissante…
Bon. Pendant longtemps (disons… la moitié du roman), j’ai voulu abandonner cette lecture. Elle faisait trop mal, me mettait dans un état pas possible, me donnait des sueurs froides. Je m’explique : dans ce livre, Niki… c’est moi. Federico Moccia a mis sur papier toutes les questions que je me posais, a fait ressortir toutes mes craintes et tous mes doutes. Alors, cette lecture associée à des préparatifs qui se révèlent un peu… compliqués, il n’en fallait pas davantage pour me faire éclater en sanglots. Heureusement, elle m’a également permis de mettre les choses à plat avec moi-même et avec Chéri, et j’ai finalement pu l’apprécier à sa juste valeur. Alors, pour la prise de conscience et la bouffée d’air frais occasionnée par cette mise au point… C’est un coup de coeur. Pas un grand, un magistral coup de coeur, mais un coup de coeur qui fait du bien, qui vous met du baume au coeur et le sourire aux lèvres. Mais, pour toutes les brides-to-be de 21 ans, attendez un peu avant d’ouvrir ce livre : il est beau, certes, mais rempli de doutes, de questionnements, de désillusions sur l’amour… Pas vraiment l’idéal quand on va se marier, et à fortiori quand… On a un peu peur. Parce que oui, ça peut faire peur ! Quand même.
Vous l’aurez compris, ce tome n’est pas aussi léger que le précédent. Niki et Alex se sont installés dans une routine confortable, leur amour voguant sur une mer tranquille… Soudainement agitée par les amis d’Alex qui, frustrés de s’être fait largués telles de vieilles chaussettes moisies, vont essayer de pourrir la relation de nos deux tourtereaux. D’insinuations en déclarations de but-en-blanc, Alex va se mettre à douter de Niki, mais va aussi laisser trainer ses yeux… un peu trop longtemps sur sa nouvelle assistante.  Pour remédier à tout cela, une solution : passer outre son entourage et demander Niki en mariage. Préparatifs, rencontre avec la belle-famille, crise de larmes et de nerfs… Nous assistons à tout cela aux côtés d’une Niki complètement larguée, il faut le dire. Nous la voyons douter, écoutons ses questionnements, tentons (vainement, cela va de soi) de la rassurer. Et on doute, nous aussi ! Comment, alors qu’il s’agit tout de même d’un acte d’amour, une demande en mariage peut ainsi bouleverser les choses ? Toutes les convictions de la jeune femme sont ébranlées, elle ne sait plus où donner de la tête. Et Alex, inconscient du conflit intérieur de sa belle, ne fait pas grand chose pour la rassurer…
C’est un peu un déchirement de lire de telles choses, quand on sait ce que ces deux-là ont fait pour se retrouver ensemble, envers et contre tout. On ne peut pas s’empêcher d’espérer, mais Federico Moccia est intraitable : il ira jusqu’au bout de son idée, et peu importe les états d’âme de son lecteur. Mes yeux se sont plus souvent embués qu’un sourire s’est glissé sur mes lèvres, c’est sûr… Même s’il est difficile de résister au charme et à la vivacité de ces personnages qu’on adore.
Que vous dire ? Je suis encore sous le choc de cette lecture, tant elle a pris une dimension particulière pour moi. Peut-être aurais-je dû attendre un peu avant de vous en parler, mais je ressentais le besoin d’écrire de suite, de vous faire part de mes sentiments. Je ne peux pas me mettre dans la peau d’un lecteur lambda, et vous dire « Tel genre de personne aimera ce livre ». Pour ma part, il est entré en résonance avec mes doutes les plus profonds, les a fait éclater au grand jour… Pour le plus grand bien de mon couple. Mais parce que je suis dans une situations particulière, qui ne sera peut-être pas la vôtre. Peut-être est-ce tout simplement la justesse des propos de Federico Moccia qui vous séduira ? Peut-être est-ce le caractère particulièrement « vivant » de ce roman qui provoquera chez vous le coup de coeur ? Je n’en sais fichtre rien. Mais, par contre, je suis certaine d’une chose : il m’en faut plus, parce que ça fait du bien de lire des romans qui sont « un peu plus » que de simples romances. Des romans où l’auteur ne nous bourre pas la tête d’illusions, où il nous plonge dans la vie, la vraie. Et nous montre que, là aussi, les choses sont belles.

Une lecture très particulière, bien loin de la légèreté du premier tome. Federico Moccia explore l’après du couple, sans s’embarrasser d’illusions. Un beau roman, très beau, qui m’aura permis d’envisager plus sereinement mon propre mariage…

Coup de coeur !
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