Thérapie, Sébastian Fitzek

Il est des livres comme cela, que vous croisez un beau jour sans pour autant craquer. Et qui vous hantent de manière obsessionnelle. Ce fut mon cas avec Thérapie, qui faisait alors l’objet d’une promotion « Un livre de poche offert pour deux achetés ». Allez savoir, mais je n’avais pas craqué sur le coup. Qu’est ce que je m’en suis mordu les doigts ! Je l’ai cherché pendant des mois et des mois, sans parvenir à mettre la main dessus. Et puis, un beau jour… Je l’ai découvert dans un swap 😀 Oh, joie !!

L’histoire : Josy, douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz, est atteinte d’une maladie qu’aucun médecin ne parvient à diagnostiquer. Un jour, après que son père l’ait accompagnée chez l’un de ses confrères, elle disparaît. Quatre ans ont passé. Larenz est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à sa porte. Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d’une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux. Or, le dernier roman d’Anna a pour héroïne une fillette qui souffre d’un mal étrange et qui s’évanouit sans laisser de traces… Le psychiatre n’a dès lors plus qu’un seul but, obsessionnel : connaître la suite de son histoire.

Mon avis : Enfin ! Enfin je le lis, enfin je sais ce que cache cette mystérieuse couverture. Et après avoir attendu si longtemps pour le lire, je me retrouve bien embêtée maintenant que je dois le chroniquer : par où commencer ? 

Viktor Larenz est un psychiatre émérite, reconnu dans son milieu. Le jour où sa fille, Josy, disparait, c’est une longue descente aux enfers qui l’attend : il quitte tout pour se réfugier dans sa douleur, tandis que sa femme essaye de faire bonne figure. Au moment où l’on commence le livre, il semble que Viktor ait été interné, bien que l’on en ignore la raison. Notre seul indice : un évènement tragique ayant eu lieu quatre ans après la disparition de Josy, et en lien direct avec celle-ci. C’est donc un retour en arrière que nous opérons, au travers des paroles de Viktor
Une fois n’est pas coutume, avant de vous parler de l’histoire en tant que telle et de sa construction, j’aimerais tout de suite m’arrêter sur le personnage de Viktor. Je l’ai beaucoup beaucoup apprécié, allez savoir pourquoi. Il ne fait pas grand chose pour, pourtant. Je me suis attachée à cet homme profondément meurtri par la disparition de sa petite fille, à cet homme qui n’a plus d’espoir mais qui ne veut pas croire au pire. Il semble complètement perdu, hagard : je n’avais qu’une envie, lui prendre la main et le guider. 
Nous revenons donc avec Viktor à ce qui semble être des années en arrière, alors qu’il est convié sur une petite ile pour y être interviewé. Seul dans sa maison de vacances, il planche sur les questions de l’interview quand une jeune femme étrange frappe à sa porte : Anna Spiegel se présente comme romancière, et requiert de lui une thérapie. Alors que Viktor tente de lui expliquer qu’il n’exerce plus, la jeune femme insiste, et lui dévoile la raison de sa demande : les personnages de ses romans prennent vie devant elle, la plongeant dans une confusion sans limite. La dernière en date : une petite fille du nom de Charlotte, présentant de drôles de ressemblances avec Josy…
A partir du moment où Viktor envisage, ne serait-ce qu’une seconde, que cette petite Charlotte pourrait être en réalité Josy, il ne pense plus qu’à une seule chose : revoir Anna et entendre la fin de son histoire. Or, on sait dès le départ que la révélation finale sera terrible. Sebastian Fitzek renforce d’autant plus la tension qui grimpe en divisant l’action en quatre journées, la dernière étant le théâtre du moment fatidique.
Nous voyageons donc au gré des révélations d’Anna, sans parvenir à démêler le vrai du faux, à distinguer l’hallucination du fait avéré. Et plus on avance, plus notre sang se glace : ce que l’auteur nous laisse imaginer est bien pire que ce que l’on pouvait penser de prime abord. On peut en deviner le dénouement, mais j’ai pour ma part été surprise. J’avais juste sur quelques points, mais je me suis fourvoyé durant la quasi-totalité de ma lecture.
J’ai aimé cette tension à l’œuvre dans ce roman, cette impression d’être ballotée de droite à gauche sans pouvoir rien y faire. Pour tout vous dire, je n’ai pas pu m’en séparer avant d’en connaitre le dernier mot : ma séanc
e de sport est passée à la trappe, j’ai directement filé dans mon bain pour pouvoir le terminer tranquillement. Avec les yeux écarquillés, le cœur battant et la bouche entrouverte. Autant vous dire que Chéri a fait une drôle de tête quand il m’a trouvée comme ça.

J’ai beaucoup aimé le style de Sebastian Fitzek, efficace et fluide, ainsi que sa manière de mener son intrigue. Je ne regrette absolument pas d’avoir attendu si longtemps avant de le lire, j’ai passé un excellent moment !

En bref, un thriller court et incisive, qui vous volera quelques heures de votre temps : impossible de le lâcher une fois commencé !

 
On en redemande !

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