Le livre de Saskia, Marie Pavlenko

Offert à l’occasion d’un swap et repéré peu de temps avant sur la blogo, le Livre de Saskia était un beau pari. Et je dois vous dire que, si je ne m’étais attardée que sur le résumé, il serait très certainement resté longtemps dans ma PAL. Heureusement pour lui (et pour moi), j’ai appris que son auteur venait au Salon du livre de Paris. J’ai donc voulu le lire avant de le faire dédicacer…
L’histoire : Saskia fête ses dix-huit ans et s’apprête à entrer en terminale, comme beaucoup de filles de son âge. Dans sa maison en bordure de forêt, elle mène une vie des plus ordinaires. Ordinaire, vraiment ?
Si c’était le cas, pourquoi son quotidien vire-t-il au cauchemar, enchaînant phénomènes incongrus et rencontres étranges ?
Quel secret recèle la pierre qu’elle porte au poignet depuis qu’elle a été trouvée aux portes d’un orphelinat, bébé ?
Que lui veut Tod, mystérieux garçon qui la suit comme son ombre et ne se sépare jamais de son coutelas ? Et Mara, jeune fille froide et distante, qui parle une langue incongrue ?
Peu à peu, Saskia plonge au coeur d’un monde aussi fascinant que terrifiant, peuplé de créatures ailées, de magie, de combats mortels et de prophéties troublantes.
La voici embarquée dans une guerre séculaire dont elle était loin de soupçonner l’existence…
Mon avis : C’est volontairement (et non pas parce que mon inspiration est proche de zéro) que je vous ai mis la quatrième de couverture de ce roman, et non un résumé de mon propre cru. Comme je vous le disais dans ma courte introduction, j’ai reçu ce livre lors d’un swap, alors même que je l’avais repéré sur la blogo. Et, depuis sa réception, je l’ai de nouveau croisé à de multiples reprises, chaque avis étant plus élogieux que le précédent. Je me suis donc lancée dans sa lecture sans trop d’arrières pensées, bien que le résumé ne me laissait présager qu’un simple roman YA comme on en voit tant en ce moment. J’ai notamment fait le rapprochement avec la saga des Anges déchus de Becca Fitzpatrick, qui m’avait un tantinet déçue. 
Peu importe. Me voici plongée dans l’univers de Saskia, une jeune fille de 18 ans. Adoptée alors qu’elle n’était qu’un nourrisson, elle ne sait rien de ses parents biologiques, la seule trace de sa vie passée étant une mystérieuse gemme qu’elle portait à son poignet lorsque Claire, sa mère adoptive, a jeté son dévolu sur cette petite fille aux cheveux roux. Depuis, elle ne l’a jamais quittée. Saskia mène une existence tranquille et s’apprête à entrer en terminale. Or, un certain nombre d’évènements pour le moins inquiétants vont venir perturber son quotidien bien rangé. La jeune fille sent que son passé est en train de la rattraper, sans qu’elle sache une seule seconde à quoi s’attendre. Et celui-ci se manifeste avant tout sous les traits de deux inconnus qui semblent se vouer une haine viscérale : Tod, un jeune homme mystérieux aux beaux yeux noisettes et Mara, une jeune fille de l’âge de Saskia froide et distante. 
Je dois vous dire que… Je m’attendais à tout, sauf à cela. Et je ne m’attendais en aucun cas à apprécier autant. Commencé vendredi matin, je n’ai pu aller me coucher avant d’en avoir tourné la dernière page. Cette lecture fut tellement forte que je ne sais pas par où commencer.
J’ai été surprise, étonnée et ravie de voir quel caractère Marie Pavlenko avait donné à Saskia : ce n’est pas une midinette, elle n’a pas sa langue dans sa poche et n’hésite pas à péter un plomb quand il le faut. Et qu’est ce que ça fait du BIEN ! Au diable les Bella, Nora et autres nunuches à talons hauts, notre Saskia est vraie. Et ne s’en laisse pas compter une seule seconde. Alors, même si le beau Tod lui fait les yeux doux, il n’est pas question pour la jeune fille d’accepter les couleuvres qu’il tente par tous les moyens de lui faire avaler. Il la suit comme son ombre, sort une épée de son sweat-shirt pour la protéger ? Elle détale en courant pour fuir ce psychopathe. Et on ne peut que la comprendre. 
Parlons de Tod, justement. Bon, ne vous leurrez pas non plus, on ne peut s’empêcher de tomber sous son charme. Il a ce que je-ne-sais-quoi de terriblement attirant. On en apprend finalement assez peu sur lui et Mara, mais Marie Pavlenko nous laisse tout de même présager que, sous son joli minois, Tod possède également sa part d’ombre. Et j’ai hâte de savoir en quoi elle consiste.
Mara m’a beaucoup moins touchée, et vous comprendrez aisément pourquoi en le lisant. Je dois dire que la toute fin de l’ouvrage l’a un peu fait remonter dans mon estime, mais c’était tout juste. De même que Tod, c’est pour moi un personnage avec beaucoup de potentiel et j’ai hâte de savoir ce que M. Pavlenko lui a réservé dans les deux prochains tomes.  
Outre les personnages, la mythologie mise en place par l’auteure est également un point fort de ce roman : Marie Pavlenko la développe extrêmement bien, on cherche perpétuellement à en savoir plus. Et je compte bien sur le second tome pour assouvir ma soif de connaissances. Si l’on reste dans le cercle des « créatures » régulièrement utilisées dans les romans pour la jeunesse, l’auteure y apporte sa touche personnelle et, croyez-moi, cela vaut le détour. 
Enfin, et ce point n’est certainement pas des moindres, je me dois de vous parler de la plume de l’auteure. En plus d’être littéralement happée par le récit, j’ai ri, eu les larmes aux yeux et le cœur serré durant toute ma lecture. Certains dialogues sont à mourir, e
t la fin est juste terrible. J’ai apprécié de voir que Marie Pavlenko nous offrait des héros vrais, qui ne connaissaient pas le terme happy end, comme nous en somme. Les phrases coulent simplement, sans heurt, transformant les heures en minutes et écourtant bien trop cette lecture. Mais, Ouf ! Le tome 2 vient de rejoindre ma PAL, je vais donc pouvoir grappiller quelques instants de plus en compagnie de nos héros.
En bref, une lecture extrêmement surprenante et qui m’a totalement comblée, faisant du Livre de Saskia un concurrent très sérieux pour le podium de mes tops livresques de 2013.  
 » – Au fait, qu’est-ce que tu fais ici ?
– J’escalade les arbres. Ca me change les idées.
Ben voyons !
– Pourquoi tu n’escaladais pas les arbres, hier, au lieu de me suivre ?
– Qu’est-ce qui te fait croire que je te suivais ?
– Tu me prends pour une débile ? 
To fut secoué d’un spasme silencieux. Il riait.
– Ok, je te suivais. Et après ?
Son regard sur moi provoqua le retour de cette lame de fond brûlante. Je me tapai dans le ventre pour anesthésier la sensation. Rien à faire.
– Eh ben, t’arrêtes ! Tu arrêtes tout de suite de me suivre ! rétorquai-je.
– Impossible.
– Comment ça, impossible ?
– Je n’arrêterai pas de te suivre.
– Pourquoi ?
– Parce que. Je te suis. « 

5/5 : Coup de coeur !
Pour marque-pages : Permaliens.

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