Everworld – Tome 2, K.A. Applegate

* Lu en LC sur Livraddict *
L’histoire : Jalil, April, Christopher et David sont toujours prisonniers du monde fantastique et horrifique d’Everworld. Alors qu’ils pensaient avoir vécu le pire en s’échappant des griffes de Hel, la fille de Loki, déesse mi-morte, mi vivante, la suite de leurs aventures va leur prouver que non. Après avoir fait un tour dans le pays de Féerie pour satisfaire les exigences d’un dragon obèse, nos quatre compagnons vont se retrouver embringués dans une guerre auprès des dieux de l’Olympe, furieusement éprouvés par l’arrivée de Ka Anor, le dieu extraterrestre cannibale…
Mon avis : Aaaah ! Ce n’est certes toujours pas un coup de coeur, mais je ressort de ce deuxième tome bien plus conquise que je ne l’avais été par le premier. Quel bon moment !! J’ai ri, j’ai frissonné, j’ai retenu mon souffle… Que d’émotions !
Nous retrouvons nos quatre héros qui, une fois de plus, s’embarquent dans des aventures absolument abracadabrantesques, et ce pour notre plus grand plaisir. Car il faut bien préciser qu’à Everwolrd, l’illogique règne en maitre. Et crée, de fait, des situations totalement loufoques. Au menu, un quête épique pour un dragon obèse, une virée dans le royaume de Féerie qui porte décidément bien mal son nom, une guerre aux côtés d’Athéna et d’Arès, de multiples beuveries avec Dionysos, des bagarres et des disputes célestes… De quoi ne pas s’ennuyer un instant. 
Si certains passages sont un peu longuets, j’ai tout de même trouvé que ce tome coulait mieux que le premier, qu’il y avait moins de longueurs, que les rebondissements s’enchainaient sans accroc. Bon, il faut bien se mettre dans la tête que nous avons sous la main un ovni littéraire, qui mêle l’horreur à l’absurde. Alors il ne faut pas être trop tatillon sur l’enchainement logique des évènements car, de la logique, il n’y en a pas. Et les personnages se chargent de nous le rappeler toutes les deux ou trois pages, avec leur phrase fétiche : « BAE. Bienvenue à Everworld.« .
J’ai dit qu’il y avait MOINS de longueurs, cela ne signifie donc pas qu’elles étaient totalement absentes. L’épopée fantastique rassemble, comme le tome précédent, quatre « sous tomes », chacun des quatre donnant la parole à l’un de nos personnages. Nous avons donc droit, à chaque changement de narrateur, à un récapitulatif complet de la situation, quand bien même nous n’interrompons pas notre lecture. La faute ne doit pas être imputée à la qualité de l’ouvrage en tant que telle, mais bien à l’idée saugrenue des éditeurs de passer de douze à trois tomes. 
J’ai aimé en apprendre davantage sur les personnages, mais, encore une fois, ce ne sont que des bribes d’informations : leur relation avec Senna reste très peu exploitée, et je pense que le pot-aux-roses nous sera en partie (je l’espère) révélé dans le troisième tome. K.A. Applegate rend très bien compte de leurs différentes psychologies, et j’ai trouvé agréable ce changement de narration (malgré les redites citées plus haut) : il empêche la lassitude de s’installer. Malgré tout, j’ai trouvé dommage que la parole ne soit pas, encore une fois, donnée à  Senna. Je me console en pensant que cette faute sera réparée dans le dernier tome. 

En bref, une lecture qui m’a ravie, qui m’a permis de comprendre pourquoi on me disant tant de bien d’Everworld. Vite, la suite !

 
On en redemande !
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