Les courants fourbes du Lac Tai, Xiaolong Qiu

  *Lu dans le cadre du Challenge ABC *

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Résumé : Parce qu’il a besoin de vacances, l’inspecteur Chen est envoyé en repos au bord du lac Tai. Ce paysage idyllique cache malheureusement une triste réalité : l’eau du lac est infestée par les rejets des usines alentour. Le directeur de l’une d’entre elles est assassiné et les militants écologistes radicaux sont montrés du doigt. Dans un pays où la croissance économique débridée nie les impératifs environnementaux les plus élémentaires, l’enquête se révèle délicate pour l’inspecteur Chen.

Mon avis : Que dire de cette lecture… Tout d’abord, je tiens à remercier Flo pour m’avoir gentiment permis de lire ce livre 🙂 Grande amatrice de polars et de thrillers, j’avoue n’avoir jamais lu d’auteurs chinois avant Xiaolong Qiu. Et je dois dire que l’on sent vraiment la différence : un ton plus doux, plus lent, plus épuré. Cela n’a pas été pour me déplaire mais… l’enquête policière est assez effacée, et la conclusion somme toute relativement prévisible. 
L’inspecteur Chen obtient quelque peu par hasard des vacances dans un centre de repos extrêmement luxueux, habituellement reservé aux cadres supérieurs et personnalités importantes du Parti. A peine arrivé sur son lieu de séjour, une sombre affaire éclate : le directeur de l’une des usines de la région est retrouvé mort dans son bureau. Les pistes se tournent alors vers les extrémistes écologiques, la région étant en proie à une pollution industrielle catastrophique. L’inspecteur Chen, incognito, va alors mener sa propre enquête, et soulever des vérités qui dérangent. Bon. Une sombre affaire de meurtre autour de problèmes écologiques, voilà qui avait tout pour me séduire. Malgré cela, je suis restée un peu en dehors de cette lecture, peut-être parce que je m’attendais à ce que l’intrigue policière soit davantage mise au premier plan, ce qui n’est pas le cas. Le Chen policier est bien souvent remplacé par le Chen poète et… Je dois vous avouer quelque chose : je crois être totalement hermétique à la poésie. Je n’ai rien contre elle, bien au contraire ! Mais, que voulez-vous, je n’y entends rien. Alors, concernant les multiples Haïkus qui parsèment ce livre… Je n’y ai pas trouvé grand intérêt (je me trouve bassement terre à terre, soudainement). 
Quant à l’enquête en tant que telle… Même si la narration est épurée, j’ai trouvé les fils un peu gros : quelques phrases plutôt maladroites m’ont conduites au meurtrier et à l’arme du crime bien avant la révélation finale. Dommage pour qui aime le suspens !
Mais, je le répète, je ne crois pas que l’enquête ait été mise au premier plan par l’auteur, celui-ci lui privilégiant une analyse de la société chinoise : la recherche incessante du profit, au détriment de l’environnement. Je me suis donc sentie quelque peu « flouée » par ce résumé, qui m’a un peu gâché une lecture que j’aurais très certainement davantage apprécié sans lui. C’est ainsi !
Sans cela, j’ai tout de même passé un agréable (mais long) moment. Je pense que ce livre pourra plaire aux amateurs de littérature et de poésie chinoise, qui y trouveront un agréable mélange entre policier et recueil de poèmes.

En bref, une lecture qui m’a quelque peu laissée sur ma faim, ne m’attendant pas du tout à quelque chose de ce genre.

Retrouvez leurs avis :
Samlor

  Laborieux, mais…

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