Vertige, Franck Thilliez

J’ai eu le plaisir de trouver Vertige sous mon sapin, envoyé par ma swappeuse Klar_abelle. Et, comme vous pouvez le constater, je n’ai pas attendu longtemps pour le lire !
Résumé : « Un homme se réveille au fond d’un gouffre, au cœur d’un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d’infortune. Il est enchaîné au poignet, l’un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d’un masque effroyable, qui explosera s’il s’éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s’imposera, impérieuse : jusqu’où faut-il aller pour survivre ? »
Mon avis : Voilà un avis en demi-teinte. Si j’ai passé un bon moment avec Vertige, j’ai eu énormément de mal à rentrer dedans. Si bien que je me suis forcée à me poser une matinée pour en lire la dernière moitié. Du coup, j’ai un peu l’impression d’avoir perdu quelque chose, et cette chronique ne sera pas particulièrement étoffée. 
Le principe même du livre me séduisait : trois hommes enfermés, sans aucune issue apparente. Pourquoi sont-ils là ? Mystère. Mais l’on se doute bien qu’ils ne sont pas aussi innocents que ce qu’ils veulent bien se dire. D’ailleurs, dans le dos de chacun d’entre eux, une inscription :
Qui sera le tueur ?
Qui sera le menteur ?
Qui sera le voleur ?

De quoi vous faire froid dans le dos, sans aucun doute. Passé les premiers moments d’incompréhension et d’abandon, la petite troupe s’organise du mieux qu’elle peut : contrôle des maigres ressources, recherche d’un échappatoire. Mais quand trois hommes et un chien sont enfermés sans espoir de survie, les instincts primaires reprennent bien souvent le dessus…
Je vous l’ai dit, j’ai traversé la première partie en flottant. L’environnement dans lequel j’étais ne se prêtait pas forcement à la lecture, et Vertige en a pâtit. Mais dès lors que je me suis vraiment plongée dans ma lecture… J’ai trouvé l’écriture de F. Thilliez très efficace. La trame est simple, et n’est pas sans rappeler les différents Saw : un huis clos oppressant entre différents personnages, sur lesquels plane une épée de Damoclès. Dès lors, on se demande comme ils vont réussir à se sortir de là, en sachant bien sûr qu’il y aura des victimes. Reste à savoir qui.
Nous rencontrons Jonathan Touvier, ancien alpiniste et personnage central du roman. On s’attache à lui, tout en sentant qu’il y a bien plus que ce qu’on croit derrière cette façade d’homme affable qu’il s’est construit. Il est dans le gouffre avec son chien Pokhora, un chien loup assez sauvage. A leurs côtés, deux hommes : Farid, un jeune homme renfermé et méfiant, et Michel, le plus imposant des trois. Si Jonathan et Farid sont reliés à la roche par une chaine, ce n’est pas le cas de Michel. Non, lui n’a pas d’entrave. Si ce n’est peut-être un masque de fer sous lequel se trouve une bombe, bombe qui explosera s’il s’éloigne de plus de cinquante mètres de ses deux compagnons. 
Si la coopération règne tout d’abord, la méfiance apparait peu à peu. Chacun se demande si les autres ne complotent pas derrière son dos, si leur ravisseur ne se cache pas parmi eux. Et on doute nous aussi, du coup. L’atmosphère devient de plus en plus oppressante à mesure que l’on avance dans le récit, la chair de poule gagne nos bras. Jusqu’au dénouement, qui nous laisse pantois.

Je ne doute pas que si j’avais été totalement immergée dans ma lecture, mon impression serait bien plus bonne. Le fait est que j’ai passé un bon moment, mais que cela aurait pu être bien mieux. D’ailleurs, j’ai dû louper quelque chose pendant ma lecture : je n’ai toujours pas compris la fin. Enfin, dans les grandes lignes mais… Il y a quelque chose qui m’échappe. Du coup, si quelqu’un peut me donner la page qui répondra à mes questions… Je suis preneuse.


Un huis clos oppressant à vous donner la chair de poule, nous montrant combien l’humanité tient à peu de chose face à nos instincts primaires… Et vous, que feriez vous ?

Un bon moment !

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